AAH et autres prestations sociales : compatibilités, limitations et règles d’or
AAH + RSA : une combinaison (très) encadrée
L’AAH n’est pas cumulable avec le RSA (Revenu de Solidarité Active) dans son intégralité. Si vos droits à l’AAH sont ouverts, ces montants sont déduits du RSA auquel vous pouvez prétendre. En pratique, l’AAH est prioritaire. Le versement du RSA complémentaire n’intervient que pour garantir le minimum social : si le montant de l’AAH est inférieur au RSA, une différence peut être versée par la CAF. Mais dans la grande majorité des situations, seule l’AAH est perçue, car plus élevée.
AAH + pension d’invalidité : une question d’articulation
Il est possible de cumuler l’AAH et la pension d’invalidité (1re, 2e ou 3e catégorie). Cependant, la pension d’invalidité est prise en compte dans le calcul des ressources : l’AAH vient alors compléter (et non s’ajouter intégralement) jusqu’à atteindre le montant maximal mensuel garanti. Attention, si vos ressources dépassent le plafond de l’AAH (seuil évoqué plus haut), votre droit peut être supprimé ou réduit. Cette règle vise à garantir un niveau minimal, pas à permettre une double allocation totale.
AAH + ASPA ou minimum vieillesse : une transition obligatoire à la retraite
L’AAH n’est pas cumulable avec l’ASPA (Allocation de Solidarité pour les Personnes Âgées, ex-minimum vieillesse). Lorsque le bénéficiaire atteint l’âge légal de la retraite, il bascule systématiquement vers l’ASPA s’il y est éligible. Seul le différentiel (si l’ASPA est inférieure à l’AAH) peut éventuellement être sollicité. Ce passage est automatique sauf si la personne justifie de continuer à travailler (dérogation possible jusqu’à 62 ans).