Le cadre général : une responsabilité partagée
La prise en charge des matériels numériques adaptés repose en France sur une articulation de plusieurs acteurs : l’État, les collectivités territoriales, les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées), parfois l’assurance maladie, sans oublier les associations et certains dispositifs d’aide spécifiques.
L’Éducation nationale et les « inclusions ordinaires »
L’Éducation nationale a la responsabilité de garantir l’égalité des chances et l’accessibilité pédagogique. À ce titre, elle fournit certains équipements ou aménagements, surtout lorsqu’ils bénéficient à l’ensemble de la classe (tableau interactif, logiciels utilisés par tous…). Mais pour un équipement individuel spécialement conçu pour un élève à besoins spécifiques (ordinateur avec logiciel d’aide à la communication, plage braille, etc.), l’école ou l’établissement ne prend pas toujours en charge : d'autres circuits de financement sont sollicités.
Le rôle central de la MDPH et de la PCH
La MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) est l’interlocuteur clé pour reconnaître les besoins spécifiques d’un élève. Après évaluation par une équipe pluridisciplinaire, elle émet un GEVA-Sco qui précise les adaptations nécessaires, y compris numériques. Ce document ouvre la voie à divers financements.
Pour les équipements individuels et les aides techniques, la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) peut être sollicitée, sous conditions (âge, taux d’incapacité, nature du besoin, etc.). La PCH, versée par le Conseil départemental, couvre notamment :
- le coût d’un ordinateur adapté
- les périphériques dédiés (clavier spécifique, souris adaptée, etc.)
- certains logiciels ou applications
La circulaire interministérielle du 6 août 2012 (source Legifrance) précise ce cadre.