L’après-notification : recherche de place et attentes
Comment trouver une place ?
Obtenir la notification d’orientation est indispensable, mais elle ne garantit pas une place immédiate. Selon l’âge, la région, la nature du handicap, les listes d’attente peuvent être longues. En 2021, 15 000 enfants accueillis en Belgique étaient issus de France, faute de place sur le territoire (source : Rapport IGAS février 2021). La situation est particulièrement critique dans certains départements d’Île-de-France, des Hauts-de-France et de Normandie.
Pour maximiser les chances d’admission efficace, il est conseillé de :
- Contacter directement plusieurs établissements dès réception de la notification
- Transmettre le dossier MDPH et rencontrer les équipes pour expliquer les besoins réels de l’enfant
- Être accompagné par une association locale, qui peut aider dans les relances, l’identification des établissements et l’élaboration de dossiers croisés
Certaines plateformes territoriales d’appui (PTA), réseaux associatifs tels que l’UNAPEI ou la Fédération APAJH, apportent un appui aux familles dans ce parcours souvent complexe.
Quelles alternatives quand il n’y a pas de place ?
Devant la pénurie de places, plusieurs dispositifs alternatifs existent :
- Le SESSAD (Service d’éducation spéciale et de soins à domicile) : accompagnement en milieu scolaire ordinaire quand l’admission en IME n’est pas possible
- Le maintien en école ordinaire avec AVS/AESH, même lorsque ce n’est pas la solution optimale
- Des unités externalisées d’IME dans des écoles, collèges ou lycées, de plus en plus développées depuis la circulaire de 2017 sur l’école inclusive
Dans la pratique, ces solutions restent parfois en deçà des besoins, générant une attente et parfois un épuisement des familles.